• J'ai le même avis

     

    Voici ce que j'ai trouvé sur Internet un témoignage d'une étudiante qui voyait la Suède comme un rêve et voici ce qu'elle écrit sur seulement 7 mois de vie dans ce pays. Moi après presque 20 ans de vie je rejoins son opinion et je pourrai en rajouter, ce que je ferai et j'écrirai les côtés positifs car i y en a aussi beaucoup.....

     

    Voici donc ce qu'elle écrit :

     

    Aurélie Simon Llagostera

     

    Bachelor Travail social & Éducation, Hes-so (Diplôme obtenu en 2014)

     

    Quel est le côté sombre de la Suède ?

     

    J'ai le même avis

     

    J’ai vécu en Suède 7 mois lors de mon Erasmus universitaire. Je n’avais qu’une hâte c'était d’y être.

     

    Je voyais la Suède comme le fief de la liberté, un endroit sûr pour les femmes, la capitale de la musique house et des festivals en plein air, le pays des saunas et des bains dans l’eau gelée… bref, je n’y voyais que du positif.

     

    Dès mon arrivée, je me suis sentie très seule. Déjà à cause de la crise du logement: j’ai du faire une loterie, puis deux, puis trois pour trouver une chambre: je n’en ai jamais obtenu. Un ami m’a hébergée dans son appartement mais la propriétaire (suédoise) qui ne vivait même pas dans l’appartement venait tous les jours vérifier si personne ne logeait dans l’appartement et lui a demandé de me mettre dehors.

     

    J’ai alors vécu dans une auberge de jeunesse avant de trouver une chambre à louer chez l'habitant. Je me suis donc retrouvée chez une dame de 55 ans, j’y ai croisé un jeune homme de mon âge à l’epoque: 22 ans. Je pensais qu’il s’agissait de l’autre locataire: c’etait son mari.

     

    Là, à commencé une drôle d'expérience. L’autre locataire était italienne et moi-même l’etant à moitié nous étions sur la même longueur de d’onde. Notre propriétaire et son conjoint se promenaient nus dans l’appartement, ne mangeaient jamais avec nous sauf si nous faisions à manger pour eux, choses qu’ils n’ont jamais fait à l’inverse. Nous ne pouvions inviter personne, sauf si la personne payait pour rester (bien que si elle restait c’etait sur un matelas d'appoint au sol…). Je partais le matin en cours en même temps que la propriétaire, nous prenions le même train. Elle me parlait dans la cuisine, cessait de me parler à la sortie de l’appartement, s’asseyait loin de moi dans le train, et ne me saluait pas en descendant. Le soir au retour, même histoire et elle recommençait à m’adresser la parole une fois à l’appartement.

     

    Cette femme avait 2 filles, toutes les deux parties à 18 ans de chez elle. Elle ne les voyait jamais alors qu’elles vivaient dans le même quartier et m’expliquais qu’en Suède les gens élevaient les enfants comme des oiseaux: en âge de voler s’ils avaient besoin de quelque chose c’est qu’ils étaient des incapables car la Suède offre tout à ses jeunes et les parents n’ont pas à intervenir. J’ai par ailleurs vu sa fille à qui j’ai proposé d’aller boire un verre. Nous l’avons fait. Elle ne m’a pas attendu pour monter dans le métro et s’est rendu au bar sans m’attendre, pourtant nous étions parties en même temps. Les sujets politiques ou culturels ne devaient pas être abordés, elle m'expliquait que c’etait tres gênant de prendre position en public. Les blagues sont aussi mal vues, comme s’il n’y avait pas de second degré.

     

    Les hommes… ils n’adressent plus la parole aux femmes. Si tu veux discuter avec un garçon c’est à toi d’y aller, d’offrir un verre et de lui dire ce que tu attends de lui. J’ai fait face à un féminisme exacerbé. Les petits garçons avaient des prénoms de petites filles, certains portaient des robes, les saunas étaient mixtes sans limite d’age. J’y voyais donc souvent des femmes nues avec des petits garçons nus. Je ne voulais pas m’y déshabiller et j’ai été mise dehors. La drague n'existe plus en Suède, les hommes attendent intentionnellement de se faire inviter, accoster une femme est très mal vu. J'étais interloquée par ce qui pour moi était "le monde à l'envers". Les choses ne se disent pas, les choses ne se débattent que pour donner raison à celui qui parle, l'humour noir n'a pas sa place, il est logique d'éviter les autres sauf s'ils ont quelque chose à nous apporter de matériel ou de plus-value.

     

    Les relations de couple, au même titre que le reste, étaient déterminées par le suédois de ma classe comme une "promotion sociale", un lien qui peut t'apporter plus que ce que tu as seul. Si la personne est en plus physiquement au-dessus de la moyenne, avec un bon master, un appartement etc, c'est tout gagné. Les suédois sont très ouverts sur le plan sexuel, aller voir ailleurs n'est pas un problème, tout le monde le fait, tout le monde le sait, mais il ne faut tout de même pas trop l'ébruiter!

     

    Les seuls moments de sociabilité sont les vendredis et samedis soirs: les suédois sont saouls et sombrent dans l’excès. L'alcool ne s'achète pas librement en Suède: il faut aller au System Bolaget: espace réservé à la vente d'alcool. Il est bien sûr possible d'acheter de l'alcool à consommer sur place dans les bars & clubs, mais préparez le porte-monnaie. Je pense que cette "prohibition" pousse les suédois à en abuser quand ils le peuvent: les gens accostent tout le monde, parlent fort, fument, deviennent parfois méchants et disent des vérités qu'ils ne diraient pas sobres. Puis redeviennent eux mêmes, renfermés et seuls le lendemain.

     

    J’y ai vraiment vécu une expérience de solitude et d'incompréhension très étrange… 

    je n’ai jamais été aussi heureuse

    de retrouver Bruxelles et Rome

    à tour de rôle.


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